La soudabilité est définie comme l’aptitude d’un métal à être mouillé par
une soudure fondue. Les mesures de la soudabilité peuvent être effectuées
de différentes manières. Une balance de mouillage mesure et enregistre la
force de mouillage en fonction du temps. Comme il s’agit d’un test
quantitatif, il présente des complications lorsqu’on met en relation les
résultats avec une opération de soudage en cours. De plus, il requiert un
équipement de laboratoire fort coûteux. Un test qualitatif fréquemment
employé est l’immersion dans un bain de soudure suivi du test visuel. Ce
test fait usage d’un pot de soudure, d’un petit microscope et peut
inclure l’action de vapeur sur les échantillons. Les procédures de mise
en œuvre de ce test de la soudabilité
des fils sont bien décrites dans les American National Standards
ANSI/J-STD-002 tout comme dans MIL-STD 202/208F.
Le bain de soudure associé
au test visuel peut être mené pour des surfaces revêtues ou non. Sur les
surface nues, le test est un indicateur général de la propreté et de l’oxydation
de surface. Sur les surfaces revêtues, le test est un bon indicateur de
la soudabilité du fil revêtu lorsqu’il est utilisé. Le vieillissement à
la vapeur des échantillons revêtus accélère la dégradation à la fois de
la croissance intermétallique et de l’oxydation de surface afin d’accomplir
le bain associé au test visuel. Les critères généraux d’acceptation de la
soudabilité au bain et visuellement pour la surface testée est une
couverture mouillée de 95 %, que la surface soit préalablement vieillie à
la vapeur ou non.
Définitions
Mouillage : Formation d’un film relativement
uniforme, non cassé et adhérent par une soudure sur le métal de base.
Mauvais mouillage : La soudure fondue revêt la surface,
puis ensuite se resépare en laissant des agglomérats de soudures de
formes irrégulières séparés par des surfaces couvertes par un film fin de
soudure n’exposant pas le métal de base.
Non-mouillage : L’adhérence partielle de la soudure
fondue sur une surface laisse le métal de base exposé.
Trous d’épingle : Imperfections de la surface
mouillée laissant apparaître de petits trous pénétrant jusqu’au métal de
base.
Durée se vie en stockage
: Cette période,
généralement mesurée en mois et commençant à la date de revêtement du
fil, est celle durant laquelle le fil réussit le test de soudabilité.
Catégories de vieillissement à la vapeur
Le test de soudabilité ANSI/J-STD-002
reconnait trois catégories de vieillissement à la vapeur.
Catégorie 1
Aucune exigence quant au vieillissement à la vapeur |
Catégorie 2
1 heure +/- 5 min.
de vieillissement à la vapeur |
Catégorie 3
8 heures +/- 15 min.
de vieillissement à la vapeur |
Catégorie
1 : Durabilité minimum du revêtement
Destinée aux surfaces
devant être soudées dans un court laps de temps (par exemple jusqu’à 6
mois) à partir du moment du test et étant susceptibles d’être soumises à
une exposition thermique minime.
Catégorie
2 : durabilité typique du revêtement (pour les finitions non-étain et
étain-plomb)
Destinée aux finitions
de surface par des revêtements autres que Sn ou Sn/Pb qui seront soudées
après une longue période de temps à partir du moment du test et sont
susceptibles d’être soumises à une exposition thermique limitée avant
soudage.
Catégorie
3 : durabilité typique du revêtement (par défaut pour les finitions étain
et étain-plomb)
Destinée aux finitions
de surface finies avec des revêtements Sn or Sn/Pb devant être soudées
après un stockage prolongé (par exemple plus longuement que 4 mois) à
partir du moment du test et/ou susceptibles d’être soumises à de
multiples expositions thermiques avant soudage.
Durée de vie en stockage
La corrélation
entre le vieillissement à la vapeur et le vieillissement naturel a montré,
en environnement contrôlé, que les systèmes étain
et étain-plomb bien revêtus qui réussissent le test de soudabilité lorsqu’ils
sont vieillis à la vapeur durant 8 heures, continuent à bien se souder
lorsqu’ils sont vieillis naturellement après 12 mois et peuvent continuer
à bien se souder après cette période. Cependant, en raison des effets combinés
des variables des métaux de base en alliages, des revêtements
intermédiaires, de la géométrie des surfaces et des environnements de
stockage, il n’est pas possible de prédire la durée maximale du stockage
de quelque fil revêtu que ce soit. Une bonne pratique d’ordre général
afin de maximiser la durée de vie en stockage des fils en alliages de
cuivre revêtus pour ce qui concerne la soudabilité est de :
Utiliser un revêtement
intermédaire de nickel (préférentiellement) ou de cuivre sous le revêtement
d’étain ou d’étain-plomb.
Éviter les finitions brillantes
en étain ou en étain-plomb obtenues par l’usage d’additifs chimiques ou
organiques.
Stocker le fil
empaqueté, de préférence dans un environnement au climat contrôlé.
Guide de couverture de soudabilité


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